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    August 23

    Les justes

     

    Chassez le grenouillot il revient au galop

    De forêts giboyeuses en contrées montagneuses,

    Brave globe-trotter, chevalier sans rivaux

    Défiant les brigands par delà les Rocheuses.

     

    Au bord de la falaise se débat la princesse -

    Cachons-nous, observons le flambant Don Quichotte -

    Elle est piégée, un bandit lui pince les fesses...

    Pars, cours, vole au secours d'une si noble sotte !

     

    La charmante personne, le touchant petit voile,

    Prenez garde à tomber, ne remuez d'un poil,

    Ecoutez bien Monsieur, vous aurez la vie sauve,

     

    Ma mie, vous êtes entre de bonnes mains ;

    Levez vos yeux sur moi : ai-je l'air d'un coquin ?

    Souris, joli minois, volète robe mauve...

     

    Grenouillot de ta foi je ne douterai plus,

    Ardent batifoleur des causes entendues !

     

     

    September 16

    Suite de la suite de l'Escapade de Grenouillot

     

    image001

    "Me voilà bien, marmotta Grenouillot, à vouloir trop faire le malin, je suis parvenu à me fourrer dans la gueule du loup." Les pattes crispées, il esquissa une ruade qui le fatigua pour rien. Impossible de sortir de cette situation sans un vigoureux coup de main. La fulgurante voltige avait projeté notre gymnaste dans le coin supérieur d'une des parois latérales de sa geôle, et sa petite tête compressée par les deux barreaux métalliques, engorgée de sang, roulait des yeux effarés à l'extérieur de la cage quand le reste du corps s'agitait maladroitement de l'autre côté. C'était peine de voir les graciles pattes tressauter dans un vide qui ne pouvait leur offrir aucun appui. Maître Jacques, un mauvais rictus aux lèvres, se repaissait de la scène avec une gourmandise baveuse. Grenouillot était à sa merci : la poigne de fer enserra le fragile gosier et entreprit de tirer, tirer... Quasi inconscient, proche de l'apoplexie, Grenouillot ne pouvait plus lutter. Sous la main brutale de Maître Jacques, il pensait à l'écureuil dépecé qui réclamait sa compagnie là-haut, dans les branchages, qui attendait ce moment où la tête de Grenouillot rejoindrait la sienne, fraternelle compagne de misère, et poserait sur lui un éternel regard de victime décapitée.

    Mais le corps de Grenouillot s'avéra bientôt trop athlétique pour franchir la grille. Admirons comme la nature sait s'adapter aux plus âpres conditions climatiques ! Exilé six mois sur douze au pays des yétis, dont le climat est si âpre, si acariâtre, soumis aux rafales du blizzard, aux sournoises tornades, aux carnassières morsures du froid, l'humble faiseur de parkas s'était endurci à la tâche, la carrure était devenue plus large, les muscles avaient sailli de toutes parts, le cou avait gagné en ampleur, le torse s'était étoffé, la peau avait épaissi. Plus Maître Jacques s'obstinait, rentrait les épaules, jurait, s'épongeait le front, se déportait, ahanait, s'époumonnait, plus Grenouillot se raidissait, compromettant gravement des chances de réussite déjà bien minces. Devant les lois de la nature l'homme doit parfois savoir s'incliner, et Maître Jacques finit par obtempérer de mauvaise grâce. Il lui fallait trouver un autre moyen, et l'idée se forma bientôt dans cet esprit fruste, une idée qui de vague se fit convaincante, de convaincante se montra impérieuse : si l'extraction n'était pas possible dans ce sens, elle l'était certainement dans l'autre ! Fort d'une telle déduction, notre génie des bois saisit la cage à bras-le-corps et se mit à la secouer avec la plus grande frénésie, pensant désincarcérer la chétive tête de Grenouillot de son corset de souffrance. Cela lui réussit... trop bien, car le retors Grenouillot, sitôt atterri dans l'herbe, lui fila entre les bottes sans demander son reste...  

    September 01

    Overbutton

     

    boutons

     

    Grenouillot, dis-moi mon garçon,
    As-tu recousu mes boutons ?
     
    Bientôt l'hiver et ses frissons
    Faudrait pas que j'vire au glaçon
    Ça fait deux mois que t'as les ronds.
     
    Tout est fin prêt Monsieur Yéti
    J'apporte le coffre à habits.
     
    Vérifiez le blouson de ski,
    La veste en laine, le gilet gris,
    C'est du travail bien accompli,
    Pouvez y aller, ah ça j'vous l'dis !
     
    J'ai tant reprisé cett' saison
    Que j'ai des boutons de menton,
    Des ors, des bistres des marrons,
    En nacre, en corne et en laiton,
     
    Que j'ai des boutons plein les yeux,
    Qui m'suiv' partout main dans la main,
    Ouvrent mon lit de bon matin,
    Renversent le cendrier bleu,
    Se roulent au fond du pot de chambre,
     
    Que j'ai des boutons plein le nez,
    Plein les oreilles, j'peux plus entendre
    Ils veulent tout bien me refermer
    Pour m'empêcher de respirer,
    Pour m'empêcher de rien comprendre,
    Pour m'empêcher de vous parler,
     
    Ils me poursuivent, ils sont partout,
    Surtout vous laissez pas surprendre,
    J'en vois par terre, j'en vois sur vous,
    Celui qui grimp' dans votre cou,
    Ecrasez-le, soyez pas tendre,
    Les boutons il faut les pourfendre,
    Les boutons ça peut rendre fou.
     
     
     
    May 11

    L'escapade de Grenouillot (suite)

     

                 DSCN1942

    Qu'il ait pu rater son saut à ce point ne manquait pas de navrer l'athlétique Grenouillot. Fraîchement éveillé - La déception avait-elle été si violente qu'il s'était évanoui, ou le goulu Maître Jacques l'avait-il estourbi, Grenouillot ne savait vraiment à quoi s'en tenir à ce sujet - le prisonnier n'avait de cesse de reprendre la figure par tous les bouts, en accéléré, en ralenti, à l'endroit, à l'envers, en oblique, en rétrograde inversé, décomposant, réglant encore et encore la précision du mouvement, parfaisant la fermeture de la paupière gauche, le levé de la patte arrière, traquant jusqu'au plus infime déséquilibre postural. A le voir s'ébrouer ainsi dans l'étroit gymnase de sa cage dorée, Maître Jacques, en mastiquant mollement la cuisse fade d'un écureuil vivant, se sentait pourtant venir l'eau à la bouche : "Saute, saute, jeune écervelé, ta chair n'en sera que plus croquante, marmonnait-il en guise d'encouragement en crachant les petits os dans l'herbe pimpante.

    C'était le printemps et la forêt relayait les courses, les cris et les jeux d'une faune vive et rieuse, innocent vivier dans lequel Maître Jacques pourrait bientôt piocher sa part de lion. De cette efflorescence Grenouillot n'avait cure, pas plus que de Maître Jacques : il travaillait dur, davantage préoccupé par la manière que le résultat, rééditant sans le savoir les gestes immémoriaux des artisans d'antan. La pensée que son heure approchait lui traversa bien l'esprit, mais il la chassa aussitôt : "Que m'importe le reste si je réussis mon saut ? La figure une fois accomplie, quel bonheur ! mon vivotage prend tout son sens ; je me laisserai cueillir comme une femme sous la dent de Maître Jacques !"

    Qui eût vu Grenouillot frétiller dans sa cage avec son air affairé, remettant cent fois son ouvrage sur le métier, plein d'une ardeur confiante telle qu'on n'en rencontre guère en ces temps grisonneux où le monde morose s'aplatit veulement sous les chiquenaudes du sort, aurait parié que ce bel éphèbe à la cuisse légère avait tout bonnement choisi de s'enfermer, soit qu'il jugeât la solitude nécessaire à sa concentration, soit parce qu'il préférait réduire pour le moment le champ de ses exercices, soit par mouvement altruiste, afin de minimiser les risques d'une collision brutale avec la population environnante. Comme on était loin du condamné à mort dont tous les pores suent le désespoir, qui geint, qui trépigne et se tord les mains, qui hurle, qui s'arrache les cheveux, qui se roule à terre, ce mort vivant rendu à moitié fou par la certitude d'une fin qu'il se représente d'avance comme atroce, damné qui vous regarde sans vous voir avec des yeux hagards d'outre-tombe, et qui, quoi qu'il tente pour se garantir de l'autre monde, ne fait déjà plus partie de celui-ci !

    Maître Jacques visa le plus haut qu'il put dans les branchages et lança la tête de l'écureuil, qui ne retomba pas. Malgré la souffrance, personne ne l'avait entendu se plaindre. Pareille philosophie du destin eût été volontiers saluée par Grenouillot, s'il avait eu le temps de s'éparpiller pour un écureuil qui, du reste, ne pouvait plus l'entendre. Notre sportif, qui venait d'effectuer sa centième tentative et de subir son centième échec, passait en revue ses défaillances. Il ne lui manquait pas grand-chose !

    Maître Jacques se baissa pour ouvrir la cage. Le Grenouillot, le succulent, le suprême, il l'avait gardé pour la fin, à la manière dont certains affamés font consciencieusement le tour du jaune d'oeuf. Mais si Maître Jacques salivait tout son soûl, son dessert persistait à lui tourner le dos, soucieux de préparer au mieux sa dernière ruade à la face du monde, une ruade dont la superbe, cette fois, le hisserait au faîte des exploits de l'âge d'or gymnique. Le temps pressait, les relents gastriques de Maître Jacques commençaient à embaumer la cage, Grenouillot digéré ne pourrait plus jamais bondir... Il sauta donc à l'étourdie, en négligeant certains préceptes fondamentaux.  

    April 11

    L'escapade de Grenouillot

     

     

     

                      DSCN1952 

     

    Grenouillot courait à toutes pattes, les yeux braqués au loin vers les premiers ombrages de la forêt. En aurait-il eu le temps qu'il n'aurait pas éprouvé le moindre besoin de se retourner : il savait bien que Maître Jacques se rapprochait dangereusement, inéluctablement ; il pouvait sentir son souffle court, et parfois son échine se courbait au contact de cette haleine chaude, odorante, aussi musquée que celle que diffuse le radiateur aux premiers frimas. A chaque enjambée, Maître Jacques gagnait du terrain. Il faut dire qu'à côté des pieds énormes et écrasants de Maître Jacques, les maigrichonnes et sveltes pattounes de Grenouillot faisaient bien mauvaise figure ! Elles n'en valaient vraiment pas la chandelle ! Combien de pattounes grenouillottes eût-il fallu empiler à l'intérieur de cette caverne ventrue pour rassasier Maître Jacques ? Une chose était sûre : à lui seul, Grenouillot n'en avait pas assez. Or il était de notoriété publique que le peuple grenouilloteux, lassé par la société humaine, préférait vivre de modestes expédients au service des yétis, et Maître Jacques aurait, de cette façon, beaucoup de mal à compléter sa collection.

    "Mauvaise figure, mais vive allure !", telle était la maxime par laquelle le pugnace Grenouillot s'exhortait au combat. Il courait sans en démordre. Il en avait remporté des luttes, des duels à l'issue redoutée, et la somme de ses victoires passées semblait lui donner des ailes. Maître Jacques l'aidait aussi un peu à son corps défendant : ses pas pesaient plus lourd à mesure que la course s'accélérait, et chaque pied posé, faisant vibrer le sol avec force, propulsait Grenouillot un peu plus en avant que son bond seul ne l'eût autorisé. Grenouillot remerciait ses parents, chemin faisant, de l'avoir envoyé aux séances de gym autour de la mare à boue, qui l'avaient passablement dégourdi et allaient peut-être lui sauver la vie aujourd'hui - qui savait ? -, et tout à ses réflexions, se voyant bientôt arrivé à son verdoyant refuge, il lui prit l'envie soudaine d'exécuter une figure qu'on lui avait montrée lorsqu'il était enfant, figure réputée fort difficile et qu'il n'avait jamais eu l'occasion de réaliser, mais dont l'accomplissement nécessitait une grande lucidité et fédérait l'ensemble des ressources mentales et physiques dont un individu de talent pouvait disposer. Un adroit pied de nez à Maître Jacques, en somme. Grenouillot ne put se retenir de rire à l'idée que jadis, le professeur avait dû s'y reprendre à trois fois pour réussir cette figure, allant même jusqu'à mettre, au deuxième essai, sa vie en péril : ses pattes avaient glissé sur les abords très meubles de la mare à boue, et il se serait vu entraîner par le fond s'il n'avait eu la présence d'esprit de mordre une grosse touffe d'herbe grasse qui prospérait au milieu de la vase - les élèves s'étant contentés, conformément à leur statut d'élève, de se tenir les côtes en le montrant du doigt.

    Pris de remords à ce souvenir, Grenouillot voulut que l'accomplissement de la figure fût une forme d'hommage à son professeur en même temps que la réparation du vieil outrage qu'il lui avait fait subir.

    Grenouillot se prépara avec minutie : une patte en arrière, trois pattes vers le ciel, la tête inclinée sur le côté droit avec un certain abandon christique, dans la plus pure tradition gymnique, l'oeil droit à demi-ouvert tandis que le gauche restait fermé...

    Alors il virevolta dans les airs avec un élan imparable, car il avait oublié que Maître Jacques était à ses trousses et lui tendait les bras...

     

                                   plate

    December 14

    En sourdine

     

    Grenouillons-nous, il est bien tard !

    A la tombée du lourd drap noir,

    Grenouillot use sa cithare

    D'arias dignes de Moozaart.

    Ecoute, écoute sa guitare :

    As-tu déjà ouï si grand art ?

    Au son de sa voix on se gare ;

    Adieu rixes et bagarres.

    Grenouillottes de toutes parts

    Affluent en masse à sa masure ;

    Dans l'espoir de l'apercevoir,

    Glissent leur cou par la clôture,

     

    Restent coincées - triste hasard -

    Jusqu'au matin depuis le soir,

    Insignifiants bruits de couloirs,

    Bientôt couverts par la cithare.

    moon

     

    November 15

    Manifeste pour un Grenouillot libre

     

                                 handcuffs

     

    Contre maigre salaire Grenouillot Barboteux           
    Boutonne à la sauvette les parkas des yétis.                      
    Les névés parviendront à éteindre ses yeux                     
    Mais jamais un client ne lui dira merci.
     
    Tu reprends sans relâche les pelages miteux,      
    Miséreux Grenouillot que le climat châtie,                 
    Quand d'autres se repaissent à la douceur d'un feu        
    Dont la crinière ondoie, gémit, rougeoie, rugit.
     
    Les brodeurs de toisons vouées aux moutons fiévreux,     
    Les faiseurs de chaussettes pour marmotte assoupie,        
    De bérêt à castors, d'épaisse écharpe à boeufs,    
    Cénacles des grands froids aujourd'hui réunis,
    T'exhortent à l'émeute, Barboteux poul'mouilleux !  
          
    Brise sans hésiter ta carapac' de glace,                        
    Bafoue les éternelles, oublie le grelotteux :
    Car si Grenouillot reste, la caravane passe.

     

                                 handcuffs

    September 24

    Le lais Grenouillot (suite)

     

    Pour que Petit Grenouillot devienne gros,                 
     Il lui faut avaler de goûteuses fritounes ;              
     C'est alors seulement qu'il peut montrer pattoune 
    Bien dodue et bien verte au valeureux cuistot.
     
    Maître Jacques s'exclame à travers son fourneau :   
    " - Jamais de ma vie je n'ai vu si gros clown !   
    Plonge donc en cuisine, pour servir le saloon,         
    Suprême dans l'assiette en lit de haricots.
     
    - Sauf vot'respect, Monsieur, je rejoins mes pénates ;
    Je hais tous ces légumes, et puis mes dents se gâtent,                                                                   
    Je dois voir mon dentiste, lui me doit du Colgate ;   
     Il faut dir'que chez lui je suis un coq en pâte. 
                                                                                    
    Sauf vot'respect, Monsieur, je commence un régime ;      
    Foin de pizzaMacDo, et puis mes dents s'abîment  
    Sous le coup des gâteaux qui traversent l'abîme 
                
    De mon estomac las qui cherche mes genoux."            
    Vite vite, Grenouillot, prends tes jambes à ton cou,
    Echappe à l'appétit de ces gourmands voyous ! 
    September 18

    Grenouillot le retour

     

    Pressé par les foules de requêtes qui s'amoncellent, par les lettres-fleuves qui inondent ma boîte mail, ma boîte vocale, ma boîte à lettres, qui font déborder ma boîte à rythme, ma boîte à chaussures, ma boîte à sucres et ma boîte à dents de lait, je me sens obligé de ressurgir de l'ombre pour faire mon come-back retentissant sur cette scène virtuelle qui est la mienne.

    Chers lecteurs, chères lectrices, je savais qu'une question vous taraudait tandis que, le visage rivé à mes phrases mirifiques qui vous font tant rêver, vous débouchiez d'un geste autoritaire votre cannette de bière dans un clac cinglant, efficace, avant d'en verser les ressacs glougloutant d'une mousse onctueuse dans votre verre à moutarde Stroumpf.

    Oui, cette interrogation, il y a bien longtemps qu'elle courait comme une damnée entre vos neurones, se heurtant parfois à l'âpreté osseuse et résonante de votre crâne pensant, ce qui la rendait coîte pour quelques instants seulement, avant qu'elle ne reprenne son envol de plus belle.

    Bien sûr, vous n'avez d'abord pas osé la formuler tant elle vous paraissait indiscrète, hors de propos, honteuse, si bien qu'elle ne franchissait pas la barriète gutturale et restait mornement tranquille, lovée au fond de votre cerveau. Ei puis un jour, ce fut comme si elle n'y tenait plus, une véritable débandade, l'esprit ne pouvait plus rien contrôler et laissait filer, sans pouvoir la rattraper, l'irrépressible et sournoise question, cette vague intrusive qu'il ne pourrait plus contenir et qui profitait enfin d'une liberté nouvelle et salvatrice.

    C'est alors que je reçus ce courrier maladroit, malaisé, malhabile - malvenu et mal écrit aussi, il faut bien le dire - auquel je me crus malin de ne point répondre. Bien mal m'en prit !

    Aussitôt la déferlante se mua en torrent puissant et, assailli de toutes parts, si cerné que je ne pouvais plus dégaîner les armes qui me sont chères, je me vis contraint de lâcher prise, de renoncer à un combat disproportionné qui laissait augurer une triste issue - c'est que je tiens à ma vie, moi.

    Me voilà donc devant vous, chers lecteurs, chères lectrices du monde entier, pour assouvir enfin votre curiosité malsaine et maléfique : Grenouillot Barboteux ressemble-t-il au commun des mortels, connaît-il des activités aussi ordinaires que nous, pâles lecteurs, qui consommons invariablement notre croûte de routines miséreuses ?

    Oui, Messieurs, oui, Mesdames, Grenouillot Barboteux vous ressemble : dans sa vie ordinaire, Grenouillot Barboteux coud des boutons à la sauvette sur les parkas des yétis.

    Voilà, vous savez tout.

    Et que je ne vous y reprenne plus !  

    July 30

    Le lais Grenouillot

     

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    En collaboration avec la Société des Vents de Lettres :

    Comité de pilotage scientifique :

    Professeur Soutache

    Membres honoraires :

    Mesdames Marguerite de Thrace, Marguerite Oursavare, Simone de Bavoir

    Messieurs Jean de la Fontaine, Guillaume Apollinaire, Arthur Ribaud, Miguel de Cervoise, François Villeux, François Râblé

    Membres actifs :

    - non renseigné - ,

     

    Sous le haut patronage de la Sorbonne, éditeur-débiteur depuis 1470 :

    "En 1470, Jean Poulain, rieur de la Sorbonne, installe, dans le cadre vinifère, la première imprimerie française. L'atelier, animé par les pornographes Ulrich Genou, de Coutances, et Michel Fulminant, de Camargue, imprime en Sorbonne les ouvrages destinés à la communauté vinifère : classiques canins et ouvrages de beuverie érudite à destination des étudiants et de leurs maîtres. Ce fut l'origine de l'édition en France."

     

    Avec l'aimable soutien de nos partenaires :

      • le CAC 40
      • les défis-fous du Vexin
      • la Compagnie des Fol-Enfants
      • Madame Josette Tiboul, Maire de Brêves- en-Risles, qui nous a si gentiment prêté la  salle  des fêtes de Pourtourle-sur-Loire ,

     

     Les presses de la Pomme de Terre nouvelle présentent :

    Le laiS grenouillot barboteux

     

     Je suis le grenouillot qui barbote            
    Qui s'égosille en goûtant la flotte          
    Jour et nuit je coasse avec mes potes
    Rejoignez-moi et mettez vos bottes...
     
    Depuis des mois je me languis                    
    Il m'a fallu quatre lundis                      
    Pour oublier la triste nuit                         
    Qui aplatit tous mes amis.
    Ce jour-là c'était bombance           
    Fiérot je menais la danse           
    Mais - j'en tremble quand j'y pense !        
    Je n'offrais que des plats rances !
     
    Ben Hector Sylvain Fred                
    Seb Johann Mélie Ted,         
    Tous quérirent mon aide                   
    Avant de tomber raides.
     
    Malgré l'tablier                 
     J'suis pas cuisinier                  
     J'ai rien avalé -                                  
    Suis pas l'invité. 
     
    J'sais pas guérir                                
    Et c'est peu dire                                      
    En dur à cuire                                            
    J'ai pas vu pire.
     
    Mes copains                           
    Ont eu faim                 
    Leur destin              
    A pris fin.
     
    Mon coeur                                        
    Se meurt                            
    Pour l'heure           
    Je pleure
     
    Seul.                                     
            Dans               
                     Un                  
                            Verre.
     
    Je suis le grenouillot qui tremblote       
    Qui s'égosille en goûtant la flotte                 
    Froide; peux mêm'plus bassiner mes potes
    Rejoignez-moi et mettez vos bottes...
     
     
    beer 
    Cette oeuvre a été achevée d'imprimer le 30 août dans la cave du restaurant "Le Gourmet" de Pourtourle-sur-Loire.
    Tous droits réservés P.P.T.N.
     
     

    July 26

    Le meilleur ami de la grenouille

     

    "Où vont les chiens, dites-vous, hommes peu attentifs ? Ils vont à leurs affaires.

    Et ils sont très exacts, sans carnets, sans notes et sans portefeuilles."                           (Baudelaire)

        

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